Renoir

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Nous sommes sur la Côte d’Azur, en 1915. Auguste Renoir se meurt, de vieillesse, de douleurs, de chagrin. Sa femme est décédée, ses fils à la guerre. Arrive alors son ultime sursaut d’inspiration : Andrée Heuschling. Elle est la jeunesse, la beauté, l’insolence. Elle va poser pour le peintre. Mais très vite, Andrée sort du cadre : elle veut plus, rêve de ce cinéma alors balbutiant. Rapidement, elle fait la connaissance de Jean, le cadet des Renoir, revenu du front. Muse du père, elle devient la muse du fils en poussant ce dernier vers son destin de réalisateur…

Cette histoire tendait les bras au cinéma : c’est Gilles Bourdos qui s’en est emparé. Esthétiquement, c’est impeccable...

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De l’autre côté du périph’

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Ousmane Diakité est en planque dans une voiture banalisée. Normal. Il fait son boulot de flic. Sauf qu’il est noir et traîne son passé de banlieusard derrière lui. De l’autre côté du périph’, c’est vite un handicap. Il n’est plus policier à Bobigny, mais quelqu’un que l’on regarde de travers. Une méfiance que partage d’emblée François Monge (Laurent Lafitte), capitaine de la police criminelle de Paris. Carriériste et issu des beaux quartiers parisiens, ce dernier est contraint de s’associer à Ousmane lorsque est retrouvé le corps d’Eponine Chaligny, épouse du premier patron de France…

Coup sur coup, Omar Sy campe un gars des cités qui arrive comme un chien dans un jeu de quilles dans un milieu totalement différent du sien...

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Omar Sy: « J’assume mon besoin de reconnaissance »

Le flic de banlieue et celui des beaux quartiers sont forcés de collaborer. (Photo DR, Mars Distribution)

Le flic de banlieue et celui des beaux quartiers sont forcés de collaborer. (Photo DR, Mars Distribution)

En l’espace d’un film, Omar Sy est devenu l’un des visages les plus populaires du cinéma français. Le voici qui revient sur les écrans cette semaine avec De l’autre côté du périph’. Il était présent pour l’avant-première parisienne, aux côtés de Laurent Lafitte et du réalisateur David Charhon.

Son rire tonitruant le précède alors qu’il pénètre dans la salle. D’emblée, Omar Sy fait honneur à son image sympathique ! Blagueur et simple, prêt à discuter de son nouveau film.
« C’était un tournage très physique et éprouvant. Heureusement, j’avais acquis de bonnes techniques d’action avec le décrochage du téléphone dans le SAV », rigole-t-il.

De...

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Réjane Ruby: le cinéma, pas à pas…

"Nosce te ipsum" évoque la quête intérieure d'un homme prisonnier de lui-même. Photo: Valentin Uta.

Nosce te ipsum évoque la quête intérieure d’un homme prisonnier de lui-même. Photo: Valentin Uta.

De la passion, des connaissances, le sens de la débrouille : voilà comment, à 20 ans, Réjane a pu mener à bien la réalisation d’un de ses tous premiers courts-métrages, déjà remarqué aux Off de Cannes. Rencontre.

On le sait, la valeur n’attend pas le nombre des années. Cela n’empêche pas pour autant de varier les plaisirs : être passionnée (et licenciée) de physique fondamentale tout en se destinant au cinéma.

Ainsi Réjane Ruby, 20 ans, ne s’est pas laissé décourager par le manque de moyens financiers et humains qui ont prévalu à la réalisation de son second court-métrage, Nosce te ipsum...

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Populaire

POPULAIRE

1958. « Etre secrétaire c’est moderne, rencontrer des gens, faire le tour du monde » débite consciencieusement Rose lors de son entretien d’embauche. Face à cette postulante mal assurée, Romain Duris lui donne du «mon chou » et de la condescendance. La jeune Normande se saisit alors d’une machine à écrire… Et tape dans l’œil de Louis Echard, le patron de cette société d’assurance de Lisieux.

Fasciné par la vitesse de frappe de la jeune femme et gagné par son instinct de compétiteur, il décide d’en faire sa pouliche. Elle veut le poste ? Elle devra participer (ou plutôt « gagner » ! ) le championnat régional de vitesse dactylographique. Rose se prête donc à un entraînement intensif digne d’une athlète, les doigts collés aux touches presque jour et nuit...

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Romain Duris: « La prise de risque va bien au cinéma »


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Romain Duris, Déborah François et Régis Roinsard se sont livrés à quelques confidences lors de l’avant-première de la comédie romantique Populaire. Morceaux choisis…

Afin d’assurer la promotion de Populaire, Romain Duris a dû abandonner temporairement le tournage de L’écume des jours à New York : « j’y étais quand l’ouragan Sandy s’est abattu sur la ville… Mais le plus incroyable, c’était après son passage : la ville la plus moderne du monde qui s’éclaire à la bougie pendant quatre jours ! »

Retour à Populaire. Un coup de cœur pour Romain Duris et Déborah François. Même si la jeune Liégeoise, que l’on a pu voir entre autres dans L’enfant et La tourneuse de pages, a dû se familiariser à vitesse grand V à la machine à écrire, la seconde hér...

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L’air de rien, un beau film


De gauche à droite: Stéphane Viard, Grégory Montel et Grégory Magne.

De gauche à droite: Stéphane Viard, Grégory Montel et Grégory Magne.

Tourné en grande partie dans la région, L’air de rien  suit le parcours d’un huissier de justice qui vient en aide à un Michel Delpech endetté jusqu’au cou. Rencontre avec une partie de l’équipe.

Michel Delpech s’est retiré en Auvergne. Il est ruiné, étranglé par les dettes. Mais non ! Tout ça, c’est du cinéma. Dans L’air de rien, premier film de Stéphane Viard et Grégory Magne, le chanteur joue en effet habilement de son image. Il est un Michel Delpech à la retraite, dans une mouise totale dont un huissier de justice va essayer de le tirer coûte que coûte ! Pas banal.

« C’est l’histoire d’une carrière qui n’était pas tracée au préalable, explique en préambule Grégory Montel, rôle...

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Eric Piera: trente ans de cinéma clermontois

Eric Piera a vu le jour au Paris, le cinéma que sa grand-mère acheta après avoir fui le régime nazi. Photo: Valentin Uta.

Eric Piera a vu le jour au Paris, le cinéma que sa grand-mère acheta après avoir fui le régime nazi. Photo: Valentin Uta.

Directeur du cinéma Les Ambiances, Eric Piera a vécu les grandes mutations du cinéma clermontois de ces dernières décennies. Il en a même écrit certains chapitres… Et ne compte pas s’arrêter là.

Son amour pour le cinéma Art et essai, Eric Piera le doit au film Le voleur de bicyclette. « Quand je l’ai vu il y a des années, je me suis promis que si j’avais un cinéma un jour, je proposerais des films de ce genre là : Ettore Scola, Fellini, Comencini… Ils avaient un soin du détail et exprimaient des valeurs sociales fortes. Et je m’étais dit aussi que je ne passerais pas de publicité ! »

Tout cela s’est concrétisé...

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Frankenweenie

FRANKEN 1

Victor Frankenstein est un enfant solitaire. Ses camarades de classe, du bossu édenté à la blonde complètement stone, ne sont pas franchement rassurants ni vraiment sympathiques. Sans ami, il trouve ses seules sources de joie dans ses expériences scientifiques, mais surtout auprès de Sparky, son chien adoré. Une trogne adorable, « le chien idéal pour les enfants », comme le décrète son père. Gentil, amusant, amoureux de la caniche extravagante de la maison voisine, Sparky a sa vie. Il aura sa mort, accidentelle. Victor n’accepte pas et se noie dans son chagrin. Puis découvre, à la faveur d’un cours de physique, qu’il peut le ramener à la vie. Il déterre Sparky, le rapièce comme il peut...

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Le magasin des suicides

MAGASIN SUICIDE

La vie ne vaut rien. Elle est dure, injuste, désespérante. Autant sauter le pas. Dans une ville presque comme les autres, les habitants ont fait du suicide un sport local. Il pleut des hommes et des femmes depuis le toit des immeubles. L’un se fait exploser le caisson, l’autre se passe la corde au cou. Une charmante petite boutique profite cyniquement de la manne : celle de la famille Tuvache, véritable pousse-au-crime qui propose, pêle-mêle, poisons, revolvers, lames de rasoir et autres joyeusetés. Qualité garantie, décès assuré au premier coup. Oui mais voilà, la vie est têtue. Et elle fait son apparition ironiquement au cœur même de la famille, quand vient au monde le petit dernier : au lieu de pleurer, le nouveau-né se met à rire...

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