César 2014: le triomphe de Guillaume Gallienne

Le premier film de Guillaume Gallienne, Les garçons et Guillaume, à table! a raflé cinq statuettes hier soir à la 39ème cérémonie des César. Attentes déçues du côté de La vie d’Adèle, qui ne repart qu’avec le prix du Meilleur espoir féminin en poche. 9 mois ferme tire son épingle du jeu en remportant les César du meilleur scénario original et de la meilleure actrice.


L’acteur/réalisateur, vu plus récemment dans le rôle de Pierre Bergé dans Yves Saint-Laurent, lors de la remise du César du Meilleur acteur.

Coup d’essai, coup de maître. Non seulement son film a eu les honneurs de la presse et du public (2,5 millions de spectateurs), mais Guillaume Gallienne s’offre dans la foulée une reconnaissance de ses pairs…  Les garçons et Guillaume, à table!  a remporté h...

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« Etre sélectionné ici est un encouragement officiel »

Le premier court-métrage de Jean-Baptiste Pouilloux interroge la rencontre amoureuse.

Le premier court-métrage de Jean-Baptiste Pouilloux interroge la rencontre amoureuse.

Jean-Baptiste Pouilloux, 35 ans, est l’heureux réalisateur du court-métrage « T’étais où quand Michaël Jackson est mort? », qui a obtenu le prix de la « Meilleure première oeuvre de fiction » le 8 février dernier par le jury national du festival de Clermont-Ferrand. Nous l’avions rencontré avant l’annonce de cette distinction. Entretien…

Ciné63: De quelle façon avez-vous découvert la réalisation?

Jean-Baptiste Pouilloux: c’est venu sur le tard. Je n’ai jamais baigné dans ce milieu-là, à vrai dire. J’étais parti pour faire des études de maths, mais c’était vraiment trop déprimant. J’ai alors décidé de faire la seule chose qui m’intéressait: du cinéma...

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Court-métrage: and the winners are…

Le 36ème festival du court-métrage a fermé ses portes samedi dernier. Dans son sillage, un nouveau record d’affluence (160 000 entrées contre 154 000 l’an passé) et une édition qui se faisait plus que jamais l’écho des palpitations de ce monde… Soubresauts politiques, problématiques sociales et culturelles, errances humaines en tous genres, déployés sur 5 à 45mn de film, s’offraient à ce regard décalé spécifique au format court.

Illustrateur: Blexbolex

Illustrateur: Blexbolex

Voici le palmarès (non exhaustif) de cette sélection 2014.

Prix du public et Prix du rire Fernand-Raynaud: « Mon ami Nietzsche », court brésilien de Fauston Da Silva, qui donne à voir la découverte de la lecture (et du monde…) par un enfant, au travers du célèbre poème philosophique « Ainsi parlait Zarathoustra ».

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Le court-métrage 2014 par Jacques Curtil

"Jamais nous n'aurions imaginé, plus de trente ans après, que nous serions les organisateurs du plus grand festival de courts au monde".  Photo: © Valentin Uta.

« Jamais nous n’aurions imaginé, plus de trente ans après, que nous serions les organisateurs du plus grand festival de courts au monde ». Photo: © Valentin Uta

Le coup d’envoi du 36ème festival de courts-métrages sera donné vendredi soir à la Maison de la Culture. Durant dix jours, les salles clermontoises, qui avaient totalisé 154 000 entrées l’an dernier, draineront des milliers de festivaliers, artistes, professionnels et amateurs venus des quatre coins du monde. Jacques Curtil, l’un des principaux responsables de l’association Sauve qui peut le court-métrage, à l’origine de la création du festival, évoque ici les nouveautés de ce cru 2014…

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27 ans de passion pour le court-métrage

A l’occasion de l’édition 2014, portrait d’un festivalier d’une fidélité à toute épreuve au court-métrage. (Cette rencontre a eu lieu en janvier 2009.)

Gérard Albert est un fidèle parmi les fidèles. Un aficionado, un inconditionnel du court-métrage. Ce parisien, installé à Clermont depuis 1982, a assisté à la naissance et l’évolution du plus grand festival de courts au monde.

« A l’époque, on s’asseyait dans les travées, il n’y avait pas toute la sécurité actuelle autour des projections », précise cet ancien employé d’imprimerie de 63 ans. « Seules 5000 personnes se rendaient au festival au départ, alors on s’en fichait. On n’avait peur de rien, maintenant, on a peur de tout ! » rit-il.

Petit calcul rapide : sachant que notre festivalier regarde...

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Le loup de Wall Street

loup wall street 2

Jordan Belfort a réussi. Par réussite, comprenez: gagner un max de pognon jusqu’à la nausée, le plus vite et le plus facilement possible. Voici le loup de Wall Street: un trader multi millionnaire sans scrupule, sans morale, sans état d’âme, dont l’autobiographie a inspiré l’idée du film à son interprète Leonardo Dicaprio.

L’idée était intéressante, sauf que Martin Scorcese nous montre la vie d’excès et de débauche de son personnage en long en large et en travers. Trois heures obscènes sur une vie obscène où le réalisateur se complaît dans l’étalage des mêmes scènes inutiles: le fric, les putes, la drogue. En boucle. Si le but était d’écoeurer, c’est réussi. S’il était de nous provoquer ou de nous faire réfléchir, c’est raté...

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José Garcia: « Fonzy m’a amené sur le terrain de la tendresse! »

José Garcia et son épouse Isabelle Doval étaient présents à Clermont-Ferrand pour la sortie de Fonzy. Elle réalise, il joue. Quoi? Un curieux personnage qui se retrouve géniteur de plus de 500 enfants… Paternité, lien filial, construction de soi: autant de sujets sérieux abordés dans une ambiance souriante et bon enfant.

Dans le film, José Garcia interprète un donneur de sperme. "Dès qu'il y a un rôle de branleur, on me le propose!" s'amuse-t-il. Photo: Valentin Uta.

Dans le film, José Garcia interprète un donneur de sperme. « Dès qu’il y a un rôle de branleur, on me le propose! » s’amuse-t-il. Photo: Valentin Uta.

C’est un couple visiblement très complice qui se présente à la conférence de presse. A peine entrés, José Garcia et la réalisatrice Isabelle Doval distribuent les poignées de mains sans façons, plaisantent, remercient chaleureusement pour le café. « La promotion est l’une des choses que l’on préfère...

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Le Paris est mort, vive Le Paris!

Ce n’est plus le même directeur, ni la même politique de programmation, ni la même atmosphère. C’est un fait: Le Paris n’a plus du Paris que le nom! Mais pas question de jouer les nostalgiques, comme l’a laissé entendre Eric Piera, l’homme à l’origine de la renaissance de ce mythique cinéma clermontois qu’il a dirigé pendant 25 ans.

Détruit en 2007 après 70 années de bons et loyaux services, le voici devenu cette magnifique structure flambant neuve aux couleurs vitaminées, nichée derrière le nouveau Carré de Jaude. Sept nouvelles salles, de 95 à 374 sièges, qui offrent tous les atours modernes incontournables de notre époque: son dolby numérique, totalité des écrans en 3D…

La plus grande salle du Paris: 374 places. Photo: Valentin Uta.

La plus grande salle du Paris: 374 places. Photo: Valentin Uta.

Mais ce qui saute aux yeux, c’e...

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Serge Garde: « Outreau a décrédibilisé la parole de l’enfant »

Serge_Garde_0059« Une affaire ne dérape pas comme ça à cause d’un seul magistrat » affirme le journaliste. Photo: Vincent Barthélémy

Serge Garde est le réalisateur du documentaire controversé Outreau, l’autre vérité. L’ancien journaliste de « L’Humanité » y prend le parti des enfants victimes en revenant sur le traitement médiatique et judiciaire de l’affaire…

Pourquoi avoir fait ce film ?

Serge Garde : l’affaire d’Outreau m’avait laissé un goût amer. L’histoire qu’on nous a servi était trop simple. Cette affaire pèse encore sur tous les tribunaux de France. Elle a permis de décrédibiliser la parole des enfants. Mon but était donc d’apporter un autre regard en retrouvant tout d’abord des enfants victimes...

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Michèle Laroque: « J’adore l’idée d’embarquer les gens dans une aventure artistique »

La comédienne espère récolter 400 000 euros de la part du public. (Photo: Vincent Barthélémy).

La comédienne espère récolter 400 000 euros de la part du public. (Photo: Vincent Barthélémy).

La comédienne a profité de son passage à Clermont, peu avant son spectacle « Ils se re-aiment », pour promouvoir le projet de financement participatif de son prochain film. Une initiative originale qu’elle expose avec enthousiasme.

Comment vous est venue cette idée de financement de film par le public?

Michèle Laroque : j’ai entendu parler du financement participatif par le site « touscoprod ». Je me suis alors rappelée d’un sujet de film touchant à l’humain, que j’avais en tête depuis longtemps. Faire financer ce genre d’histoire par le public m’est apparu particulièrement cohérent...

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