Ugly

 

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Au pays de Ghandi, plus que dans d’autres pays, il y a des méchants et des pourris… Voilà ce que nous laisse à penser Ugly. Réalisé de main de maître par Anurag Kashyap, ce film est d’une noirceur absolue, qui fait désespérer de la communauté humaine.

Quelque part dans Bombay, une fillette disparaît alors que son père en avait la garde. C’est là que Kashyap déroule la pelote. Sous ses airs de thriller, Ugly nous propose en réalité une virée affolante à travers la société indienne. Et ça envoie. Bienvenue dans Bombay, ses vices, ses barres d’immeubles infectes, sa misère, sa corruption généralisée. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Chaque fois qu’un nouveau personnage fait son entrée,  on s’y accroche comme à une bouée de sauvetage. Peine perdue ! Trahison et lâcheté à tous les étages. Un vrai cauchemar. Les hommes sont des brutes, les femmes des garces ou des victimes. La police est ahurissante de cynisme et d’immoralité.  C’est crade, violent, terrifiant. Et quelque part au milieu de cet enfer, cette fillette que l’on ne recherche pas réellement…

Où sont la spiritualité et la sagesse que l’on attribue continuellement à l’Inde ? Anurag Kashyap remet les pendules à l’heure en nous dévoilant crûment un autre visage de son pays. C’est trop laid pour être vrai, se dit-on. « Inspiré de faits réels », lit-on malheureusement avant le début du film…

 

Bande-annonce:

Crédit: Happiness Distribution.

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