Omar Sy: « J’assume mon besoin de reconnaissance »

 

Le flic de banlieue et celui des beaux quartiers sont forcés de collaborer. (Photo DR, Mars Distribution)

Le flic de banlieue et celui des beaux quartiers sont forcés de collaborer. (Photo DR, Mars Distribution)

 

En l’espace d’un film, Omar Sy est devenu l’un des visages les plus populaires du cinéma français. Le voici qui revient sur les écrans cette semaine avec De l’autre côté du périph’. Il était présent pour l’avant-première parisienne, aux côtés de Laurent Lafitte et du réalisateur David Charhon.

Son rire tonitruant le précède alors qu’il pénètre dans la salle. D’emblée, Omar Sy fait honneur à son image sympathique ! Blagueur et simple, prêt à discuter de son nouveau film.
« C’était un tournage très physique et éprouvant. Heureusement, j’avais acquis de bonnes techniques d’action avec le décrochage du téléphone dans le SAV », rigole-t-il.

Depuis, Omar a décidé de raccrocher avec l’émission qui l’a fait connaître. Pas facile. « Cela faisait sept ans que le SAV existait. On était bien assis à Canal +, mais le confort est dangereux ».

Et surtout, la vague Intouchables a tout submergé. Tout changé. L’ancien gamin de Trappes, qui vit aujourd’hui à Los Angeles, a fait bien du chemin… « A l’époque, je ne savais pas du tout ce que je ferai. Je savais juste que je serai loin d’ici », confie ce grand gaillard attachant.

La banlieue, il y est retourné pour son nouveau film. Une récidive, après Intouchables. D’autant qu’il s’agit à nouveau d’un choc frontal entre deux milieux sociaux. Omar interprète un policier de la section financière de Bobigny, Laurent Lafitte, son partenaire, le capitaine de la police criminelle de Paris. « Deux flics, deux méthodes », lit-on sur l’affiche… Pas peur de se laisser enfermer dans les mêmes rôles ?
« Pour Intouchables comme pour De l’autre côté du périph’, je n’ai pas vu les choses de cette façon. Je fais très attention à rester libre. C’est plutôt la rencontre de deux univers, les rapports et les échanges entre ces deux personnages qui m’intéressaient », affirme l’acteur.

J’ai peur d’être blasé 

« Combattre les clichés », tel était également le credo de David Charhon, le réalisateur. « Je voulais parler de la méconnaissance que nous avons souvent de l’autre. Dans le film, on imagine qu’Ousmane, parce-qu’il vient de la banlieue, va être le plus cool des deux flics. Ce n’est pas le cas ».

 

"C’était un tournage très physique et éprouvant. Heureusement, j’avais acquis de bonnes techniques d’action avec le décrochage du téléphone dans le SAV ", plaisante Omar Sy.

« C’était un tournage très physique et éprouvant. Heureusement, j’avais acquis de bonnes techniques d’action avec le décrochage du téléphone dans le SAV » plaisante Omar Sy. Photo DR, Mars Distribution

 

Pensionnaire de la Comédie Française, repéré dans Les petits mouchoirs et lors de ses one man shows, Laurent Lafitte enrichit quant à lui sa palette de jeu avec ce film. « J’avais hâte d’être en banlieue. Pour moi, c’était les moments les plus jubilatoires à jouer, mon personnage n’y étant pas adapté. Même si Monge n’est pas aussi rigide qu’il y paraît ».

Si le comédien reçoit de plus en plus de propositions, de son côté, Omar Sy préfère lever le pied momentanément avec les tournages: « ma grande peur est de ne pas avoir assez faim un jour. D’arriver sur les plateaux comme un parvenu. Alors je préfère prendre un peu de distance et revenir avec encore plus de pêche ».
Et d’avouer sans détour : « si je fais ce métier, c’est par besoin de reconnaissance et d’amour. Je l’assume totalement ». Le public lui confirmera-t-il sa popularité cette fois encore? Réponse dans les prochaines semaines.

 Lire la critique ici

Laisser un commentaire

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>