Romain Duris: « La prise de risque va bien au cinéma »


populaire 3

 

Romain Duris, Déborah François et Régis Roinsard se sont livrés à quelques confidences lors de l’avant-première de la comédie romantique Populaire. Morceaux choisis…

Afin d’assurer la promotion de Populaire, Romain Duris a dû abandonner temporairement le tournage de L’écume des jours à New York : « j’y étais quand l’ouragan Sandy s’est abattu sur la ville… Mais le plus incroyable, c’était après son passage : la ville la plus moderne du monde qui s’éclaire à la bougie pendant quatre jours ! »

Retour à Populaire. Un coup de cœur pour Romain Duris et Déborah François. Même si la jeune Liégeoise, que l’on a pu voir entre autres dans L’enfant et La tourneuse de pages, a dû se familiariser à vitesse grand V à la machine à écrire, la seconde héroïne du film de Régis Roinsard.
« Je n’étais pas doublée. Les gens ont vu trop de films où on les bluffe, et cela aurait été trop restrictif au niveau de la réalisation. J’ai donc effectué quatre mois d’entraînement avant le tournage et trois mois pendant ».

 

Rose se plie à un entraînement ultra intensif pour les beaux yeux de son patron.

Rose se plie à un entraînement ultra intensif pour les beaux yeux de son patron.

 

 Ce rôle était un cadeau 

Afin de se glisser dans la peau de Rose, cette fan d’Audrey Hepburn s’est par ailleurs plongée dans les années 50 en visionnant des archives d’époque : « j’ai tout de suite adoré le scénario. Au casting, on était 150 filles. Je me suis battue pour gagner. Ce rôle est un vrai cadeau: j’ai adoré me plonger dans cette époque, même si je n’éprouve pas de nostalgie vis-à-vis de cette dernière ».

Pour Romain Duris, endosser le rôle du chef d’entreprise qui embauche Rose pour en faire une championne de dactylo a également été une évidence: « l’idée était super originale et mon personnage touchant sur plein d’aspects. De plus, je n’avais jamais joué de rôle de coach. Et la prise de risque va bien au cinéma… J’ai rencontré Régis Brouard, ancien entraîneur de Quevilly, pour qu’il me conseille. J’avais tout un langage sportif à m’approprier !»

 

 

La concurrence s'annonce rude... Ici, Mélanie Bernier joue la pouliche de Nicolas Bedos.

La concurrence s’annonce rude… Ici, Mélanie Bernier joue la pouliche de Nicolas Bedos.

 

Centrer son premier film sur les concours de dactylographie représentait effectivement un risque. Mais Régis Roinsard y croyait dur comme fer: « je suis tombé un jour sur un documentaire où il était question de ces championnats. Je ne savais pas que cela avait existé ! Cela m’a fasciné. Il y avait là quelque chose de cinématographique à exploiter ».

Idem pour les années 50 : « c’est une période qui marque la fin de quelque chose et le début d’une autre, comme les balbutiements de l’émancipation des femmes. Je voulais montrer aussi l’ironie de cette recherche de vitesse à une époque qui tente alors d’oublier la guerre, mais prépare en fait l’actuelle société de consommation ».

L’autre talent de Régis Roinsard a été également de bien s’entourer : Bérénice Béjo, Eddy Mitchell, Miou Miou font aussi partie du casting. En somme, un bon début pour ce réalisateur prometteur…

Lire la critique ici

 

Bérénice Béjo et Déborah François.

Bérénice Béjo et Déborah François.

Crédits: Mars Distribution.


Régis Brouard sollicité par Populaire

Pour son rôle de patron coach, Romain Duris a rencontré Régis Brouard, actuel entraîneur du Clermont Foot Auvergne, quand ce dernier emmenait l’équipe amateur de Quevilly en demi-finale de Coupe de France…

De quelle façon avez-vous rencontré Romain Duris ?

Régis Brouard : C’est le réalisateur Régis Roinsard qui m’a contacté après les demi-finales de Quevilly face au PSG en 2010. Il m’a demandé si cela m’intéressait de rencontrer Romain Duris pour lui donner des conseils de coaching. Au départ, je me suis demandé quel était le lien entre le sport et ce concours de dactylographie. Puis j’ai compris que la compétition était au cœur de l’histoire, que l’approche du film ressemblait à une préparation de rencontre sportive. C’est cet aspect qui m’a plu.

Quel message vouliez-vous faire passer ?

R.B. : Différencier le joueur et l’individu. Savoir quand faire preuve d’autorité sans lui faire perdre confiance. Tout est une question de finesse. Parfois, il faut aussi lui masquer certaines choses pour faire ressortir des aspects positifs de lui…

Comment s’est passée la rencontre?

R.B. : Nous avons discuté pendant plusieurs heures. Romain Duris est simple et très discret. Comme il ne s’intéresse pas vraiment au monde footballistique, il se montrait très curieux. On a même évoqué la possibilité qu’il vienne nous observer durant la finale de Coupe de France, mais cela ne s’est pas fait…

 

Laisser un commentaire

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>