L’air de rien, un beau film


De gauche à droite: Stéphane Viard, Grégory Montel et Grégory Magne.

De gauche à droite: Stéphane Viard, Grégory Montel et Grégory Magne.

 

Tourné en grande partie dans la région, L’air de rien  suit le parcours d’un huissier de justice qui vient en aide à un Michel Delpech endetté jusqu’au cou. Rencontre avec une partie de l’équipe.

Michel Delpech s’est retiré en Auvergne. Il est ruiné, étranglé par les dettes. Mais non ! Tout ça, c’est du cinéma. Dans L’air de rien, premier film de Stéphane Viard et Grégory Magne, le chanteur joue en effet habilement de son image. Il est un Michel Delpech à la retraite, dans une mouise totale dont un huissier de justice va essayer de le tirer coûte que coûte ! Pas banal.

« C’est l’histoire d’une carrière qui n’était pas tracée au préalable, explique en préambule Grégory Montel, rôle principal et interprète talentueux de cet huissier compatissant. Mon personnage va s’engouffrer dans une brèche qui le mènera dans une situation totalement imprévue ».

 

AIR DE RIEN          Photo: Julien Poupard.

 

Devenu huissier de justice un peu par défaut après avoir repris l’étude paternelle, maître Grégory Morel croise donc la route de Michel Delpech, menacé de saisie. Et se montre incapable de faire tomber le couperet sur l’ancien idole de son père. Alors il décide de l’aider, l’air de rien. L’incite à remonter sur scène pour se renflouer. Lui organise des concerts en toute discrétion. Et, par la même occasion, change ainsi sa propre vie. Toujours l’air de rien… Pris à la gorge, le chanteur reprend du service et se laisse également séduire, petit à petit.

« Dans le film, Michel Delpech s’était fait la promesse de ne jamais remonter sur scène, précisent Grégory Magne et Stéphane Viard. Seulement, il se retrouve confronté à un choix ».

Pas un film de fans

Les réalisateurs, journalistes de formation, signent ici leur premier film. Ils se sont lancés dans l’aventure avec une économie de moyens qui nuit pourtant peu à la qualité de ce film touchant. Même si la caméra à l’épaule s’avère parfois crispante: «  c’est une manière de filmer qui nous vient de la culture documentaire, auquel nous avions touché auparavant. Cela renforce le côté vrai de l’histoire », indiquent les auteurs.

Michel Delpech dans son propre rôle, à Chanonat dans le Puy-de-Dôme. Photo: Julien Poupard.

Michel Delpech dans son propre rôle, à Chanonat dans le Puy-de-Dôme. Photo: Julien Poupard.

 

Cette fiction s’avère effectivement d’un réalisme criant : Michel Delpech s’appelle toujours Michel Delpech, les endroits traversés ont conservé leur nom (Clermont, La Coopé, Chanonat…) Et ce sont bien les tubes du chanteur qui émaillent le film : « les chansons de Michel Delpech nous évoquaient d’emblée notre propre enfance, les 45 tours de nos parents. Quand on a commencé à chercher quel serait le personnage « réel » chez qui cet huissier pourrait bien frapper, on a pensé à lui immédiatement. Même s’il n’est pas l’acteur principal : il ne s’agissait pas de faire un film de fans ou une captation de concerts ».

Plutôt un film sur la vie et ses surprises…

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