L’Aigle de la Neuvième légion

AIGLE
Le cinéma américain raffole du péplum. Régulièrement, il abreuve nos écrans de sa dernière méga production à la sauce antique, à grands coups d’acteurs vedettes et de scènes de batailles testostéronées.

Reste à trouver le nouvel argument historique ou romanesque : pour L’Aigle de la Neuvième légion, Kevin MacDonald a donc posé sa caméra dans les Highlands écossais, en 140 après JC, sur les traces du centurion Marcus Aquila (Channing Tatum), qui rêve de venger l’honneur de sa famille depuis que son père a disparu 20 ans auparavant avec ses 5 000 hommes de la Neuvième légion et son emblème, l’Aigle d’or. Pour le retrouver, il s’aventure avec un jeune esclave (Jamie Bell), au-delà du mur d’Hadrien, dans des contrées sauvages que l’Empire romain n’a jamais pu conquérir…

Réalisateur de l’excellent Le dernier roi d’Ecosse, le britannique Kevin MacDonald semble avoir malheureusement cédé aux sirènes hollywoodiennes en nous proposant ce film mal dégrossi, truffé d’invraisemblances et de bons sentiments. Le jeu limité de Channing Tatum n’aide pas à effacer l’image du jeune américain bodybuildé dans son armure de légionnaire, ni un scénario où transpire un patriotisme bon teint, dans une comparaison de Rome avec les Etats-Unis des moins subtiles.

Heureusement que vient alors la leçon de sagesse, où le méchant colonisateur prend conscience que l’indigène en face de lui est un être humain comme les autres. Avec encore plus de valeurs, même. On avait déjà Danse avec les loups et Pocahontas pour ça…

AIGLE 2

Crédits: Metropolitan FilmExport.

Laisser un commentaire

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>